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L'alphabet répugnant

Je gèle littéralement quand lis le menteur et je ne décongèle si l'entend se repentir.
Cet alphabet appris de force m'a si souvent fait perdre confiance en l'homme que je l'appelle maintenant mon frère objet.

Bougies au soleil

De part en part, de mur en mur, on se heurte à des gens. Froid gèle et chaleur brule.
Jamais on échappe à la corde qu'on se tend car de l'autre attend.
Des fois je souhaite que l'étoile magique me regarde. Des fois j'aimerai qu'on aille sur une nouvelle planète pour qu'on parle. J'exige qu'on reparte de zéro. De part en part, de mur en mur, on se heurte à des gens. Froid gèle et chaleur brule.

Dans mes yeux

Dans mes yeux peuvent se mirer ceux que j'aime. Et s'ils leurs échappent c'est que navigue dans les eaux troubles où je risquerai de les perdre.

De l'empathie pour des vaches folles

Je recherche une place dans le ciel pour briller parmi les étoiles. C'est une folie tellement grande que je ne crains pas de me brûler les ailes. Je veux, comme les astres du passé, remettre en cause les pensées de la masse. Ce n'est ni le caprice, ni l'orgueil qui me motive. C'est de l'empathie pour des vaches folles.

Le musicien et le chasseur

Happé par le silence que m’imposait une de mes compositions, je tentais de localiser le rêve qui s'y trouvait. J'avais des sensations intenses dans le ventre, dans les doigts, au bout du nez, aux coins des yeux, sur les dents et sur les lèvres mais il m'était impossible de tirer à l'extérieur de mon corps la moindre odeur, la moindre couleur, le moindre goût ou le moindre son que ce rêve diffusait depuis mon âme. Allongé sur mon lit par une nuit des plus solitaires, brûlant d'envie de lui dire de se montrer, je n'osais quand même pas ouvrir la bouche de peur de paraître idiot.

Les étoiles filantes


Nous sommes l'éphémère qui passe et lasse, filant dans un ciel qui rejoins le sol filtrant le bruit de nos pas lourds vers l'éternité.
J'aime beaucoup ce texte, on y ressent l'âme.

L'univers semble courir. De la guerre entre Terre et Soleil, je suis plein de question. Est-ce le premier ou le second combat aujourd'hui de ces titans aux cœurs de feu ? Je veux savoir mais je n'y arrive pas car je refuse de regarder l'écran serré à mon poignet et celui au fond de ma poche. Ils ont la réponse mais je veux la trouver tout seul, la voir comme une évidence écrite dans le ciel enflammé. Finalement je tourne le dos à la lumière et dans l'ombre je fais face au futur. Du béton, du fer et de moi même s'étirent des fils d'obscurité. Certains semblent courir jusqu'à l'infini.
Puis-je vraiment voir jusque là ?

Cette question tourne maintenant dans ma tête tandis que j'essaye toujours de résoudre la première énigme. Je n'avais pas prévu que des étoiles trop proches m’empêchent de voir le temps dans le ciel. Éblouissantes, elles polluent l'espace, elles obstruent le passage de mon esprit vers le firmament.
Un pas après l'autre, j'avance sur la route zébrée. En face, un peu à gauche, le métal, l'essence et le bonhomme dedans démarrent trop vite et viennent sur moi. Ils crient, ils klaxonnent. A ce carrefour mon frère-objet ignorant et stressé ne remarque pas que pour moi aussi c'est vert. Il me regarde blasé, le mépris pour moi sur son visage me demande pourquoi je marche sur son chemin d'étoile. Dans les yeux d'autres frère-objets, on m'habille insolent, racaille, déchet, intrus. Je fixe mon feu, perdre du temps à m'expliquer davantage me mettra en tort. Il me dévisage et je l'ignore c'est ainsi que nous parlons. Il est méchant dans sa tête, je ne veux plus voir là dedans. Sa peur me fait peur. Une fois, j'ai regardé, il avait peur de moi. Ma chair habillé différemment de la sienne l’effrayait, cela m'a terrorisé. Ma peau couverte d'un autre style que le sien le dégoutait tant que ça m'en encore terrorisé. J'avais compris que parmi mes frère-objets, il y avait des objets de la peur, des ignorants et des peureux. Certains rêvaient de me jeter derrière des barreaux de métal et de tranches de béton, d'autres voulaient me couvrir d'essence et me transformer en soleil. Ils le veulent encore sans aucun doute. Ils sont convaincus par la peur, ils l'aiment, ils oublient de savoir et de se souvenir. Ils oublient de regarder le passé et dans le présent ils refusent de prendre du recul. Pour ne pas exploser je les ignore, je fixe mon feu, ma lumière, mon objectif. Je canalise mon indignation. J'ai pitié de nous, de moi impuissant et de lui tout court, mon frère-objet. Nous sommes dans une guerre semblable à celle qui se déroule au dessus de nous. Incessante, quotidienne, titanesque.
Je lève à nouveau les yeux vers les distrayantes et polluantes étoiles. Suspendues à leurs tiges de métal, parfaitement rangées, les lampadaires sont la sculpture d'un escadron d'étoiles filantes qui trouble le bleu du ciel. Quand je refuse de consulter les écrans sur mon corps, je suis incapable de discerner les couleurs empourprées du matin des couleurs empourprées du soir. Le temps est une suite de chiffre associée à une tache précise. Le ciel est une voix douce derrière un écran.
Nous sommes des étoiles filantes.

Les étoiles filantes

Les étoiles filantes

 

Nous sommes des étoiles filantes, on passe et on trépasse. C'est ce que j'ai essayé de dire dans ce recueil de textes courts.
Je suis parti d'une vision négative avec le souvenir qu'il y avait quelque chose de très bon chez l'homme. Et j'ai cherché cette chose en analysant le coté destructeur des astres que nous sommes. Celui qui me gène. Celui que je ne comprend pas.


On peut dire que j'ai fui à la fin ou que je n'ai pas regardé là où il fallait tout le long mais que ce que j'ai dit existe vraiment.
A quel point aurais-je tort ou raison d'après vous ?
En lisant ces textes pleins d'aigreur et d’étonnement vous aurez un avis à donner, une réflexion à démontrer.
 
  1. Les étoiles filantes
  2. Les élaphodes
  3. Le musicien et le chasseur 
  4. De l'empathie pour des vaches folles
  5. Cycle
  6. Dans mes yeux
  7. Bougies au soleil 
  8. L'alphabet répugnant


Roxanne

J'aime passer mon temps avec Roxanne.
On pourrait croire qu'avec son corps en bois de rose elle est du genre piquante mais c'est tout le contraire. Roxanne est belle comme toutes les roses du rosier.
J'aime passer mon temps avec Roxanne.
Elle fait de bruits graves quand je la chatouille. C'est drôle quand on sait sa voix cristalline.